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  • Arcadia

Notre communauté utopique et le bien-pensant

Notre communauté utopique prône des valeurs altruistes et de respect de l'autre.

Mais est-ce vraiment respecter l'autre que de ne pas pouvoir parler librement ?

En effet aujourd'hui dans la plupart des sociétés contemporaines, on tente de punir les comportements racistes, homophobes, anti religieux. Bref on condamne tous propos stigmatisants une communauté.

A part quelques personnes maladivement haineuses, tout le monde s'accorde à combattre les propos et les comportements blessants et ostracisants.

Cette quête, pourtant noble, produit un effet pervers : On fait attention à tous nos propos de peur de commettre une maladresse !

Plus grave, il s'est installée une pensée dogmatique grâce à l'utilisation habile du bien-pensant.

Prenons un exemple pour illustrer l'aspect permissif du bien-pensant.

Dans toute société, la petite criminalité est constituée de personnes pauvres et nécessiteuses. Il va sans dire que l'immigration la plus récente est celle qui est le moins établie dans la société et donc où le pourcentage de pauvres est le plus important. Donc généralement les immigrations les plus récentes sont sur-représentées dans la petite délinquance. Or si aujourd'hui, quelqu'un formule la situation comme cela : "la plupart des délinquants sont.... " , il va immédiatement être accusé de racisme. Les bien-pensants s'empressent de préciser que la grande majorité de cette immigration ne pose pas de problèmes (ce qui est vrai). Mais de fait ne règle pas le vrai problème : Comment créer les conditions pour qu'une population récemment arrivées puisse éviter la misère et donc le piège de la délinquance ?

Le bien-pensant permet donc d'éviter d'aborder les vrais problèmes et contribue à plonger une majorité de la population du pays dans le mutisme ; Et donc dans une frustration qui ne laisse rien présager de bon !

Enfant, je suis parti avec mes parents dans un pays étranger, je leur ai naïvement dit à mon arrivée : "il n'y a que des noirs ici". Mes parents m'ont expliqué lorsque j'étais adulte, qu'ils avaient eu du mal à expliquer à un enfant que ce n'était pas bien de dire les choses comme cela. Leur malaise était de devoir trouver la formulation la plus consensuelle possible.

On en arrive à des situations ubuesques, on préfère entendre dans la bouche d'un raciste l'expression "un homme de couleur" plutôt que dans la bouche d'un humaniste ou d'un enfant le mot "noir" !

L'excès de défense et de comportements bien-pensants conduisent à l’uniformisation ! Quel paradoxe !!!

Défendre les droits d'une communauté, conduit à la rendre invisible, uniforme et identique à la masse.

Alors que faire ?

Nous n'avons pas la prétention de répondre pour un pays entier.

Par contre nous souhaitons légitimement nous interroger pour notre société utopique.

Nous vous demandons donc votre contribution et d'apporter vos idées constructives.



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